mercredi 19 décembre 2007

La fontaine des amours



Un puits de brouillards prêts à nous étourdir de son humidité bavarde.
Ô douces querelles d'amants, roulez sur ma peau, offrez-moi votre distant passé, attendrissez mon coeur.
Vous me rendez si habille et propice à l'enflure des lèvres proches du baiser,
aux conférences intimes des mots,
léchant le fond de ma gorge et le rond palais de ma bouche.
Ma raison possède des mains moins habilles que vos récits.
De l'eau sur de l'eau coule et emballe ma nuit.
Restez dans mes bras piqués de moisissures dentelées, grattez la pierre de mes ongles avec les vôtres, je vous l'accorde et je vous le prie...faites de moi une tombe riche et ouverte à la mousse, à l'humus. Roulez vos os encore solides sur la poussière du velours qui enchante les miens. Oh ancestrale parure, pliures évanouies à mes pieds! Surtout faites éclore votre oubli sur ma tombe et avancez cette mort de mon éternité de pierre. Brisez l'horizontale attente qui me couche offerte aux regards de tous. Libérez mon âme, soulevez la dalle et laissez-moi emballer mon amant, son masque...pour écourter le jugement qui nous rendra au monde, face à face: Até ao fim do mundo. Inez, Lisboa, 25.06.01

samedi 8 décembre 2007

les amours cyclopes sont"sans-souci"


« Les amours cyclopes sont sans-souci »
( extrait pour la pièce « autre-cas « )

La femme est couchée à même le sommier et le matin se déplie en ombres, traçant sur la porte une ligne bleue Elle serre très fort les yeux pour préserver sa nuit, la prolonge trompant la lumière encore un peu. Elle se retourne et ne bouge plus. Le pli du drap se croise là où est la douleur. Un peu vite son cœur bat, il connaît tous les secrets Machine d’enfer à tenir bon, sous sa main il palpite. Le café doit être brûlant, réconfortant, présent. Tartine, cigarette, banal. Il faut plonger dans les textes écrits la veille, continuer de remplir les pages et avec elles, les jours Hier la rage a été plus forte que le sommeil. La femme dit que la tempête est la seule violence faite aux arbres devant sa porte. Dans une nuit si pleine de la lune, les amours trahis sont les plus lourds à porter. Clarté en forme de sacrifice et aucun cri pour éloigner de nous les bêtes Nous marchons dans la montagne, la neige brille sous nos traces. Je baisse la tête, je m’enfonce dans le froid. Derrière nous hurlent les louves. Elles attendent que l’odeur de leur sex attire un mâle, un chef. Animal, animal…. le chemin de la vallée est un triangle noir où le désir se déplie comme une carte, comme une carte. Animal, animal…la forêt piquée sur le mur porte un titre secret. Jamais plus le silence de la nature ne viendra bercer nos cœurs. Mes louves à moi ont repoussé leurs maîtres. L’homme se montre, il plonge sa langue dans le nombril de la femme. Elle rit si fort que l’automne prend peur et se met à jaunir plus tard

Dans la cour un arbre a pris racine à même le ciment.
Dedans, les oiseaux ont construit des maisons.
Ils ne se trompent jamais les oiseaux si fragiles,
dans le pouvoir de traverser le monde par le haut.
Ici la tempête est venue agiter une me
qui se lance contre un rocher lisse.
Une porte fermée de l’intérieur révèle
ses transparences liquides.
Narcisse tel un coquillage,
se décolle doucement de la vitre
et glisse à terre.
Une bulle de salive éclate au coin de sa lèvre,
sa bouche se tord dans un rictus disgracieux.
Il plie sa beauté dans un mouchoir et le sort
est enfin brisé.
La femme danse sur le bateau qui traverse le fleuve.
Elle regarde en bas et plonge
Une algue se roule autour de son poignet.
et l’oblige à descendre.
L’homme la voit disparaitre.
Au fond de l’océan elle embrasse son double.
Narcisse s’ouvre comme la bouche d’un dieu malade.
Il laisse échapper un soupir et se noie aussitôt.
La porte se ferme avec fracas, un tremblement court
derrière une petite fille et la manque, et la manque.
La ville brûle tout entière ou presque.
Saint-Georges a tout vu et n’a rien pu.
La femme serre les mains de l’inconnu avec force.
En un clin d’œil le bien trompe le ma
et l’amour comme la poésie, dicte sa volonté.
Tout recommence neuf, léger, informe et accompagne
les âmes dans leur pénible traversée.
La soif est tarie là où la Nécessité les accueille,
et le cri des huit sirènes les rend folles mais de joie.
Méfiez-vous des sirènes !
Méfiez-vous des sirènes !
La femme marche devant l’homme pour oublier son pas,
pour le perdre.
Elle tourne sur soi-même et monte au ciel
dessinant
une spirale parfaite.
( eternety, eternety )

Pour finir, elle lui a offert des fleurs et du chocolat amer,

et puis le masque est tombé.

La réconciliation a besoin d’un bras fort qui serre le cou du passé.
L’homme a pris sa hache et d’un coup sec coupe
les mains de la femme.
Les fleuves noient leur peine, le vent plie le cri en l’étouffant.
A la foire il lui tire dessus avec un fusil, de son ventre sort de la pourriture.

LM, 89,05.

pause-tricot

Pause-tricot

( …) " J'habite ente le deux et le deux bis.
J'ai saigné du nez samedi quatorze mai vers
dix-sept heures trente.
Une dent de loup a aussi coupé ma lèvre.
C'était comme avoir un couteau dans la bouche!
Une semaine saignante celle-là, à part ça
rien d'autre à signaler, ah, si peut-être ,
continuer d'écrire des textes orphelins,
devenir une Cassandre inutile,
avoir le rire brisé d'Ophélia.
Escrimer l'armure blanche du corps ovale
du blanc de seiche, pour l'offrir en pâture
aux canaris pour le calcium!!!
Enfin que des choses utiles et bien tricotées,
et puis très tard après la vaisselle et le rangement,
aller à la fenêtre et crier comme ça sans contrainte,
je t'aime ô toi, ô toi...
C'est important de lancer au monde des mots utiles,
eux aussi,
ça peut servir à pas grand chose.
Attendre serait le mot.
« Dieu insuffla la vie par le baiser de sa bouche »
alors Adam avala une partie de l’âme de Dieu ,
ce serait sa partie divine.
Alors, il chute dans le monde et il attend.
le reste c’est de l’histoire ancienne.
Il faut rendre aux choses leur gloire.
Moi je tricote, j’ai des pause immobiles,
des chants agonistes, j’interpelle le monde
qui est en nous, qui est à l’intérieur de nous,
même s’il est trop tard.
Quand j’aurai quarante-quinze ans,
Je changerai de pointe de croix.
un mot à l’endroit, une pensée de travers,
Rien de bien prévisible pas de modèle à suivre…
Vaincre l’adversaire avec de l’émotion,
Tomber du haut de mes talons aiguille,
Chuter grave quoi, rire de tout ça avec la gueule enfarinée,
Et aboyer sur des certitudes et des plans de carrière.
Finalement le tricot est une bonne façon
de relâcher ses muscles,
Tout en bavassant sur du sensible.
rien de ce qui été dit ici n’a pu être voulu.
Je ne suis qu’une pensée agissant de l’intérieur.
J’écoute la parole lancée au vent revenir en écho,
Le monde est en nous, il est à l’intérieur de nous,
Il est sans fond.
Mon regard fuit plein d’évitement.
je regarde l’abime il m’écoute .
Vous êtes tous les amants du possible, bis.
Pause, tricot, chant…
Je vous l’aviez bien dit la dernière fois.

( ...)LM, 2005.

( texte utilisé pour la prochaine création )
" c'est sans fin"'

dimanche 2 décembre 2007

textes en vert citronné


citronnées
pour les robes de onauratoutvu

zeste d'agrumes,citrons écartés sur des robes volontaires
étoffes citronnées d'agrumes veloutés citrine
envie de glisser sûr sa robe au goût amer
Onde amère glissant sûr une robe découpée dans l'acide flots amers,
robe mordante de soies citronnées blessante
et amère sa robe si-citrine et volontaire rire
amer mordante blessure d'une robe citronnée
ironie amère découpe d'une vive amertume
sur les robes divinement acides
d'une main blessée sa robe verte flotte sur l'acide
dentelé d'une vive morsure elle range ses doigts
dans sa bouche citronnée rien n'était plus piquant
qu'une goutte de citron vert sur la soie écartée de son sexe.

lm

Frases com titulos

Frases com titulos

Paralelo ao publico

No limite do vestido

Apanhar o ar

Bater no ombro direito

Cruzar os braços para o céu

Dar a volta ao quê

A tragica consciência do incompleto

Ha um no que se desfaz no fim

O bafo quebra a pedra

Experimenta-se uma pieta, estremecemos

O dragao enfurecido sob os pés

O dia, o tal dia, aquele de todos os dias

Os espaços incalculaveis

Sobressalto em tempo de calmaria

O seu peito respirara

A montanha é pedra azul

O anel que arrebenta com o pulso

Esse duplo assopro

Tomar forma

Conforme o instante, segundo o instinto

Rigor ou pureza

Mutantes que se agradam

Raizes no chao do mar à solta

Separaçao na recusa da traduçao

A lingua dos naufragos

A voz baixa

A espera muda

Uma doce e espreguiçada manha

Soletrar moscas entre os pratos

Saltar como coelhos

Esperar pela noite fora

A futuraçao do desejo

Objectos de imortalidade

Comer a fome

Ser maior que o devorador

Arrancar coisas ao mundo

Perdurar o tempo

O pior dos frios

Um peixe amargo

Uma virgula suspeita

Retrato de uma cara de bacalhau

A deriva no vazio

Manter as maos quentes

Cortes compridos na pele dura

Cicatrises conservadas em sal

Ainda que o mar revolto

Horizontes largos

Parcerias embriagantes

Homens astutos de bolsos furados

Um regresso afortunado

O fresco rumo da literalidade

O pragmatismo enxuto

Uma aurora suspeita

O nevoeiro cheio de riscos

Um percurso de alambiques

Falsas cerâmicas

Castelos de marfim

Silêncio em muros

Um poema com dobras

Come-me a ti

Os corpos inacabados

Acutilante memoria de um passado recente

Arrastamento temporal

Um mergulho cromatico

Gatafunhos polifonicos

Um lençol mortuario

Caminhada infinita, luminosa

Um lisboeta aborrecido

Um irmao desconhecido

Vidas perfeitamente normais

Pontes de contactos

Saltar à vista com errosd

Recados para o fim do mundo

Um final feliz

Escorregar na palma da mao

Uma pesquisa dedicada

O encantador recordar do antigamente

Obedecer às margens

Em boa hora se disse

Acontecer a toda à hora

Longe do fim

O faroleiro espelhado nas lentes

Entrar na perda

A outra metade do furo

Um modo sem rumo, sem sumo

O absurdo amargo do mundo

Regressar à ética

Abusar da duvida

Coisas nos outros

O principe do fim

Metamorfoses nos ecos

Um quarto e dois réfens

Vem na badana

As palavras que pesam no papel

Soltar um passaro

Acender alma

Adormecer o dia

Salpicar a escrita de lama

Ainda sem titulo

Presença postuma

Um segredo do até ao fim

O pacto do silêncio enlobado

Parece estar na moda

Duas obras e uma feira

A prata amachucada

O deslizar do mundo em rodapés

Uma arena poética

Dezacertos sem memorias

Luta numa arena de papel pardo

Organizar manchas no decote em V

O ar entre as coisas

Papoilas sobre a toalha de mesa

Colar os dedos no po das asas duma borboleta

As tuas maos podem tudo

1 déc.O6

samedi 1 décembre 2007

PRINA







Prina

Pedintes e crentes chegaram convulsos ao cimo do O.
A estatua de cera de Nossa Senhora, se consumia
tal qual uma vela, se o povo pecasse mais que razao.
As mulheres entoavam um cântigo agudo.
Na sacristia preparava-se uma bebida santa, agua
com mirra para os mais necessitados.
Das colunas escorriam estreitas algumas guirlandas.
Um ar morno corria pela capelinha.
De repente a santa surgiu como ovo ao sol.
Prina ajoelhou-se e pediu um golo de agua benta
e olhando a virgem,notou-lhe que uma lagrima lhe
atrapalhava o beiço.


LM,déc. 2007

mercredi 28 novembre 2007

froid comme deux mains dans la neige


froid comme deux mains dans la neige

(...) l’orgueil des saints voilà ce qui bouffe mes genoux

à l’heure des vêpres.

je dois encore prier longtemps

avant de pouvoir me présenter mains nues ouvertes

devant le monde vous

vous en foutez et une fois la décision prise

de fermer l’oreille à la puissance du verbe

de son incantation

vous dormez du sommeil des justes

j’ouvre le robinet de la vie

tout cela coule et va se noyer à la source

faire couler sa peine dans la baignoire

de l’eau et su sang, tu vois ?

c’est du radical, ça encourte la lutte certes

ça ne sert qu’à se faire oublier plus vite

je vais continuer à murmurer

m’entendre dire la folie de tous

la sagesse des plus ordonnés pansera

mon agonie.

LM.2004

opoemadoultimodia





OPOEMADOULTIMODIA

Os artistas lançam um desafio aqueles que possuem o mundo,

e os que possuem o mundo indispoem-me.

Surprendo-me de estar aqui convosco, entre o céu e a terra.

Nao existe no mundo um lugar que possa acolher a nossa torpeza.

Tropeçamos nela e caimos no mundo.

Na vida, na dança, sou um passaro que coxeia.

O meu braço é uma asa quebrada que vos acena lentamente.

Inclino-me, queria abraçar-vos deixando-vos livres.

So a palavra poética é libertadora.

Dentro de mim tudo se agita desafiando

a espessa neblina que humedece

e me apareda o peito.Serro os labios que se afinam, como se por uma outra boca,provasse os meus proprios beijos.Desconheço a ligaçao das linguas neste processo.Eu sou insolente, eu nao sou insolente.Prefiro dizer sim, mesmo se o nao me preocupa.Mordo a mao antes dos caes.A cada um de digerir o seu veneno.

Chamo-me lidia martinez e a dança é a minha terra natal.

Este é o ultimo poema do ultimo dia.
Olho o mar e digo :

- Os naufragos nao morrem, dormem
.

lidia martinez, paris 2005.




vendredi 23 novembre 2007

C'est sans fin( création)



"(...) Mon regard fuit plein d'évitement. je regarde l'abime, il m'écoute. Vous êtes tous les amants du possible, bis. ( pause, tricot, chant) Je vous l'avez bien dit...

C'est sans fin( création)

"(...) Quand j'aurai quarante-quinze ans, je changerai de point de croix. Un mot à l'endroit, une pensée de travers, rien de bien prévisible, pas de modèle à suivre... vaincre l'adversaire avec de l'émotion, tomber du haut de mes talons aiguilles, chuter grave quoi, rire de tout ça avec la gueule enfarinée et aboyer sur des certitudes et des plans de carrière. Finalement le tricot est une bonne façon de relâcher ses muscles tout en bavassant sur du sensible. Rie de ce qui a été dit ici n'a pu être voulu. Je suis une pensée agissant de l'intérieur de nous, il est sans fond. Mon regard fuit plein d'évitement. je regarde l'abime, il m'écoute. Vous êtes tous les amants du possible, bis. ( pause, tricot, chant) Je vous l'avez bien dit...

samedi 10 novembre 2007

de noite penteada....


De noite penteada ela volta o rosto para ausência

Duas personagens, uma mulher idosa, outra mais nova.

Alva e Curia.

Interior de uma casa, espaço aberto uma cama desfeita,

duas cadeiras, lâmpada suspensa, luz crua.

- Quando findar o frio…

- Eu sei. Nao precisas de dizer.

- Jà tenho o vestido e o lenço de seda a condizer.

- Sao sempre os mesmos Curia.

- Eles sao, eu nao, por isso parecem sempre diferentes,

como eu sou.

- Ja reparaste como o chorao se dobrou

com a ultima tempestade ?

- Ja.

Eu fui levantar-lhe umas braçadas e dar-lhe alento.

Faz-me bem dizer-lhe umas certas coisas…

ele nao me responde « eu sei … »

Nao leves a mal, é que durante o dia,

aqui no meio da casa, penso em tanta coisa,

tu nem imaginas, corre tudo para fora e nao lhe dou vasao !

- Eu sei…mas isso de ires falar com a arvore,

podes falar comigo, eu respondo-te.

- Nao sao respostas que eu gosto de ouvir.

As perguntas Alva, as perguntas que tu nao fazes

é que poem questao, percebes ?

- Quando findar o frio irei contigo buscar as pedras

e leva-las até là a cima.

Ainda faltam dois meses para o inverno acabar.

- Esta noite nao fechei olho…mas foi bom,

relembrei a viagem a Veneza com o meu namorado .

- Tu foste a Veneza com o teu namorado ?

- Fui, demos as maos e fechamos os olhos com força,

depois começamos a contar onde estavamos e o que viamos,

as igrejas Alva, os frescos , o sol na praça de St. Marcos

e os pombos a levantarem voo por cima das nossas cabeças.

Depois apanhamos o vaporetto para irmos até uma ilha,

nao me recordo do nome, havia um restaurante

com musica ao vivo e cogumelos grelhados como se fossem bifes !

Vinham num prato largo como uma de folha de platano,

e eram servidos com flores amarelas, fritas.

Ah, se tu soubesses como eram bons esses cogumelos

e as luzinhas a brilharem no fundo da laguna.

O meu namorado era tao bonito, tinha maos morenas e esguias,

sequinhas mesmo de manha enrolado no meu colo,

como seu fosse um outro gato. Mordia-me a orelha e …

- Eu sei…jà me tinhas dito que ele era engraçado.

- Também era engraçado, era muito mais que isso ele .

- Nao sabia é que vocês tinham viajado.

- Como sempre…sabes que eu viajo muito facilmente.

- Queres dizer que…ah, aquela coisa de pegares num livro,

fechares os olhos e ires por ali adiante sem travares.

- Isso, é uma boa terapia, devias experimentar.

A imaginaçao consola aqueles que nao souberam

amanhar o tal peculio.

- Estou muito bem assim, nao viajo pela cabeça,

quando tenho que ir a algum lado, vou e prontos.

- Vais e voltas sem demora.

- Eu …pois, nao gosto de estar fora muito tempo.

- Se tu soubesses por onde eu andei, so de estar ali sentada

à beira do colchao…

- Curia, deixa-me viver na realidade.

A tua cabeça é um permanente sitio

onde as fadas contam historias.

A minha, uma terra de areia negra.

Dei um abraço mortal à vida e fui ver se chovia

para o outro lado do mundo.

Nao acredito em graças obtidas com reconhecimentos

e maos dadas. Essas hà muito que as desenraizei .

Nao sujo a lingua no po do tempo.

- E de noite voltas o rosto para a ausência.

- Pois, é isso, também nao descolo beijos da parede.

- Como é que sabes que eu faço isso ?

- Observo-te à noite, quando nao consigo durmir.

- Sabes o que se diz…

» Nao se almoça com o diabo sem utilizar

uma grande colher ».

A força de olhares para mim enquanto sonho,

vais acabar sentada no colchao.

l'homme chute( extrait)


l'homme chute( extrait)

Un enfant reste accroché à son aile gauche.
Loup noir,
menacé par le crépuscule,
le corps tendu,
il se libère des contours,
lance des fils colorés
tels des algues marines.

Ils voyagent d’un tableau à un autre.

Une sorte de circulation prédestinée

à l’absurde.


Le raisin est devenu un emballage,

La terre sucrée par les grappes

s’incruste sous les ongles,

sèche au cœur de ma robe.


Au centre, il y a un homme

couché au sol,

son masque est aveugle.

Sur lui le ventre plein

d’un être décapité.

Pas d’amertume au bout du chemin dallé.

L’homme est innocent
innocent, innocent.

Moi, je suis cette pierre
Bleue, qui se cristallise
dans une douce attente.

En toi le démon si doux de l’absence.

Mon ventre tremble,
La musique l’apaise.
Le rapace n’est pas loin.

Un dimanche tache
mon souvenir,
alors, je me peins
dedans, cachette,
antre, nid, pierre, voix.

Il y a eu un si fort reflet
de lumière sur la montagne.

J’ai senti mon corps
flotter au plafond.
C’était le baiser de dieu
qui me consumait.
Finalement tout ceci
est arrivé entre deux
mortelles étreintes
et c’est là,
où il y a eu l’impudique
apparition :
la terre est devenue ocre-rouge.
Après je me suis couverte la figure.

vendredi 9 novembre 2007

le livre d'emanuele


Le livre d’Emanuele

Je me lisais dans tous tes silences.
Dedans, surgissait la chaleur
et la sombre peine de ne pas
te vouloir prisonnier ici.
Je regarde la rose jusqu’à me pulvériser
les yeux entre l’os et l’aube.
La faille entre les âmes, une langue de terre,
la révolte et le spirituel incarnés.

dimanche 4 novembre 2007

Diary One

DIARY ONE Le cri du loup arrive à la fin du film,je le reprends pour l’amusement,
le défi.
New York n’est plus qu’un sifflement aigue
qui s’efface sur l’écran.
Ensuite la pub gratte le son, les mots sont rapides,
ils se frottent, je n’écoute plus.

Cela arrive vers mon oreille droite, l’autre reste fermée
Parfois, j’attrape le mot juste, comme ça, à la volée.
Il s’incruste sans me demander la permission,
je me laisse faire.
Glisser sur l’instant, pointer ma face de rat,
tout changer sans savoir si je vais pouvoir
finir ma phrase.
Je suis à la minute près et sur le tard, la même.
J’entends donc:

- « Pas de compassion pour le roi ! « .

Cette phrase n’a rien d’exceptionnel,
sinon qu’elle se détache de toutes celles
que j’ai pu accumuler dans ma mémoire.
Je joue d’ambiguïtés, en projetant
mes propres mots dans des lieux inconnus.
Ils me reviennent autrement enrobés
d’une aura de respect.
Une distance se crée et j’ai l’impression d’avoir
volé à autrui, un petit trésor convoité et libérateur.

Ainsi, le futur roi serait fou d’amour pour la bâtarde.
De suite, je me colle au personnage
du fils du roi du Portugal, au XIVsiècle, D. Afonso IV.
Celui qui a couronné reine, mais morte, Inez de Castro.
Moi, je prétends qu’il était trop soumis à la loi du père.
Il va malgré le danger qui guette son amante,
la garder auprès de lui.
Agissant plus en fougueux guerrier qu’en politique,
il sent monter une fièvre bonne pour l’éternité.

Alors pourquoi lui et pas moi ?
Je suis également prête à grignoter la pomme,
à transgresser, bravant tous les interdits liés à la mort.
Roulée dans une cape, une guirlande de Noël posée sur la tête,
je veux jouer aux passions interdites.
Mais revenons à D. Pedro, on pourrait dire du jeune roi
qu’il était cruel, mais il y aurait méprise.
Le mot juste est « Cru « , le justicier si l’on préfère.
Au bout de combien d’années va-t-il la déterrer ?
Quatre, sept ou dix ans ?
Six, je l’ai lu dans un roman espagnol.
Le peuple a suivi la procession macabre,
la cour a craint la folie amoureuse et coupable
de D.Pedro, tous ont prêté hommage à la morte.
Oui, c’est d’elle dont je vous parle.
J’insiste à créer autour du mythe de Castro,
une sorte de permanence liée
à l’amour absolu et néanmoins tragique,
non pas dans son historicité légendaire,
mais dans sa cruelle humanité.
L’amour de Pedro et Inez nous oblige à la pose.
Celle qui nous place entre deux tombeaux
dentelés au centre de l’attente.
Je crois que c’est justement là,
que le roi a imaginé le cœur du silence
et notre possible reddition.

Le19 novembre 2005.

samedi 3 novembre 2007

carta de Pedro a Inez


Quatrième lettre :

( réponse de Pedro à Inez ) :

« Inez, prénom qui me dévore les lèvres et m’impatiente les mains,
sâche maintenant, oh ma douce, que celui qui un jour a déplié son bras
pour que ta joue y repose, t’offrait l’océan contenu dans sa paume.
Je regarde l’empreinte de ta beauté de nacre et d’or sur ma poitrine.
Caressante amie, mon cœur te chante des louanges honorant ta grâce
et la générosité de ton abandon.
Devant ma force tu plies ton corps à mon désir.
Tes lèvres épousent mon pouce et j’attends que la soie se déchire
et m’enveloppe de son infinie fermeté.
De nous, de toi je m’éloigne et j’enrage aussitôt de ne pas être né
Aussi docile que guerrier.
Obéissant à mon Roi, poursuivant mon destin auprès de lui,
J’admire la légèreté avec laquelle vous marchez dans mes refus.
Plaignez-vous davantage, réclamez place et chaleur, vous me savez fidèle.
Je vous prie, surveillez mon insouciante course à travers l’intrigue qui vous couvre.
Votre dévoué,

Pedro, Paris Juin 1997 «

vendredi 2 novembre 2007

Cartas de Amor de Pedro e Inez




Je me lisais dans tous tes silences.
Dedans, surgissait la chaleur
et la sombre peine de ne pas
te vouloir prisonnier ici.
Je regarde la rose jusqu’à me pulvériser
les yeux entre l’os et l’aube.
La faille entre les âmes, une langue de terre,
la révolte et le spirituel incarnés.
Je t'attends.

jeudi 1 novembre 2007

le reste est silence

Cartas de amor de Pedro e Inez
( ...) Ma robe s'apparente à la trame ultime
qui se défait sous vos yeux
transformée en une poudre couleur cendre.
Je recule, je rentre dans un autre temps.
Je glisse sur une patte comme un oiseau aveugle.
je m'équilibre, j'avance, je plie, j'enlace le vide,
on respire.
L'ombre de sa main me sert de masque.
je fouille dans ma gorge un espoir de vie, je vibre.
Dans un spasme si court, je perce ma nuit et mon coeur,
son coeur, se mettent à saigner.
Inez, Paris 98

Le reste est silence, la ronde infernale


Cartas de amor de Pedro e Inez

Troisième lettre:

Sitôt le matin levé je regarde le fleuve.
Il porte la pourriture des feuilles
comme une parure un ornement.
Etincelant et brusque miroir toujours à me parler de vous.
Dieu que je suis triste de votre tristesse
quand les jours se battent avec mes nuits !
Etrange guerre que je vis ici dans ce lieu de paix si sûre.
Elle gratte à ma porte comme une bête assoiffée de sang.
Ah, que suis lasse de cette immobilité qui m’enracine à ma peine.
Je vous parle sans cesse mais l’écho court moins vite que votre cheval,
sinon monseigneur, vous auriez pu écouter enfin cette malheureuse qui vous pleure.
Ai Mondego, suis-le mon prince père heureux mais si absent, quand finira-t-il de chasser
Insouciant du danger que j’encours d’être ainsi , corps offert aux chiens du Roi ?!!!

Inez, Paris, Juin 1997

mercredi 31 octobre 2007

cartas de amor de pedro e inez, le reste est silence



Cartas de amor de Pedro e Inez

Pedro,
Me voici prête au dernier adieu, puisqu’il allège le peuplier
de ses feuilles sombres, tardives.
Il y a des roses qui habillent ma gorge de satin parfumé.
L’odeur m’apaise et la nuit rentre en moi par la bouche
Et fait éclater ma poitrine.
Ma peur se roule à tes pieds, se cache sous la terre que tu parcours.
Je suis l’oiseau poursuivi par les chiens d’un roi qui ignore tout de la passion.
Un insecte apeuré et ses ailes me crucifient à un destin
qui s’écrit par-delà un lit de pierre dentelée.
Je demande au vertige de ne pas rougir l’eau de notre fontaine,
qu’il tarde de le faire.
Le quart de lune décroisse encore sous le lourd
témoignage de ce crime.
Il est le seul témoin de cet abandon.
L’adieu est l’oraison que je répète au temps qu’ils me volent,
à la vie qui me reste.
Ma bouche ne bouge pas, elle boude.
Pedro, ne laisse pas la trahison lever le poignard qui menace ma quiétude.
Reviens et protège-moi de tout ce qui me tue.
Fais-vite, le diable me colle son pas, il me glace le visage de ses doigts impairs.
Inez, Paris Juin 1997

cartas de amor de pedro e inez


Carta de amor de Pedro e Inez






Pedro,
Neste refugio onde a solidao é uma porta que nos fecha a boca,
o meu pensamento todo te é oferecido.
O silêncio testemunha desse dom e a meu recolhimento nele.
Nao quero ver para além do teu corpo que me acolhe e onde me escondo,
nele encontro e bebo o mel do meu consolo.
Para quê este sofrimento que me tolhe a alma,
alagando os campos do Mondego
de tanta lagrima e dor ?

Para onde correm as sombras que caminham neles ?
Julguei mal a minha força, o cansaço fez-me prisioneira
cosendo-me a este espaço onde me guardas do mundo.
Adeus amor, o meu peito jà nao chora de te ver partir
e o meu braço é uma asa desprendida que te acena lentamente.
Senhor, eles jà me mataram antes do punhal.

Inez, Paris, Fevereiro 1994