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mercredi 2 avril 2008

















de pulso aberto
sublinho o gesto de riscar as palpebras queimando alfabetos nobres na retina. Babel estaria nesse "babiar" escondido. Vou além buscar a luz, atràs dos olhos. Abro uma fenda ruindo a impressao màgica de luz e suas sombras. Um sudàrio, mesmo falso, serve para cobrir o que me resta de corpo, um espaço de osso e musgo, magoando-me o braço. Enquanto a humidade do dia principia na luz, a brisa bafeja a terra e um cilio escuro aponta o sol. Morro de pulso aberto.

samedi 1 décembre 2007

PRINA







Prina

Pedintes e crentes chegaram convulsos ao cimo do O.
A estatua de cera de Nossa Senhora, se consumia
tal qual uma vela, se o povo pecasse mais que razao.
As mulheres entoavam um cântigo agudo.
Na sacristia preparava-se uma bebida santa, agua
com mirra para os mais necessitados.
Das colunas escorriam estreitas algumas guirlandas.
Um ar morno corria pela capelinha.
De repente a santa surgiu como ovo ao sol.
Prina ajoelhou-se e pediu um golo de agua benta
e olhando a virgem,notou-lhe que uma lagrima lhe
atrapalhava o beiço.


LM,déc. 2007

mercredi 28 novembre 2007

froid comme deux mains dans la neige


froid comme deux mains dans la neige

(...) l’orgueil des saints voilà ce qui bouffe mes genoux

à l’heure des vêpres.

je dois encore prier longtemps

avant de pouvoir me présenter mains nues ouvertes

devant le monde vous

vous en foutez et une fois la décision prise

de fermer l’oreille à la puissance du verbe

de son incantation

vous dormez du sommeil des justes

j’ouvre le robinet de la vie

tout cela coule et va se noyer à la source

faire couler sa peine dans la baignoire

de l’eau et su sang, tu vois ?

c’est du radical, ça encourte la lutte certes

ça ne sert qu’à se faire oublier plus vite

je vais continuer à murmurer

m’entendre dire la folie de tous

la sagesse des plus ordonnés pansera

mon agonie.

LM.2004

samedi 3 novembre 2007

carta de Pedro a Inez


Quatrième lettre :

( réponse de Pedro à Inez ) :

« Inez, prénom qui me dévore les lèvres et m’impatiente les mains,
sâche maintenant, oh ma douce, que celui qui un jour a déplié son bras
pour que ta joue y repose, t’offrait l’océan contenu dans sa paume.
Je regarde l’empreinte de ta beauté de nacre et d’or sur ma poitrine.
Caressante amie, mon cœur te chante des louanges honorant ta grâce
et la générosité de ton abandon.
Devant ma force tu plies ton corps à mon désir.
Tes lèvres épousent mon pouce et j’attends que la soie se déchire
et m’enveloppe de son infinie fermeté.
De nous, de toi je m’éloigne et j’enrage aussitôt de ne pas être né
Aussi docile que guerrier.
Obéissant à mon Roi, poursuivant mon destin auprès de lui,
J’admire la légèreté avec laquelle vous marchez dans mes refus.
Plaignez-vous davantage, réclamez place et chaleur, vous me savez fidèle.
Je vous prie, surveillez mon insouciante course à travers l’intrigue qui vous couvre.
Votre dévoué,

Pedro, Paris Juin 1997 «