samedi 6 septembre 2008

Cartas de amor... ( escrita em Paris 1997)






Cartas de amor de Pedro e Inez

Pedro,
Me voici prête au dernier adieu,
puisqu’il allège le peuplier
de ses feuilles sombres, tardives.
Il y a des roses qui habillent ma gorge
de satin parfumé.
L’odeur m’apaise et la nuit rentre en moi
par la bouche
Et fait éclater ma poitrine.
Ma peur se roule à tes pieds,
se cache sous la terre que tu parcours.
Je suis l’oiseau poursuivi
par les chiens d’un roi
qui ignore tout de la passion.
Un insecte apeuré et ses ailes
me crucifient à un destin
qui s’écrit par-delà un lit de pierre dentelée.
Je demande au vertige de ne pas rougir
l’eau de notre fontaine,
qu’il tarde de le faire.
Le quart de lune décroisse encore sous le lourd
témoignage de ce crime.
Il est le seul témoin de cet abandon.
L’adieu est l’oraison que je répète
au temps qu’ils me volent,
à la vie qui me reste.
Ma bouche ne bouge pas, elle boude.
Pedro, ne laisse pas la trahison
lever le poignard qui menace ma quiétude.
Reviens et protège-moi de tout ce qui me tue.
Fais-vite, le diable me colle son pas,
il me glace le visage de ses doigts impairs.

Inez, Paris Juin 1997

vendredi 5 septembre 2008

reflexo imortal















regresso à noite da infância
onde o medo crescente
de vozes e de espectros
me forçavam os olhos.

e a inocência
dobrava sob a força
na presença de um gnomo
à beira da cama.

o reflexo imortal da noite
na margem secreta
do pesadelo.

Lm. Pacé, 30.09.08

mercredi 3 septembre 2008

sacudindo as sombras




















saturnina noite

em larga redingote
numa caricia de duvida e seda,
devora o veludo do meu sono.

chego de longe para te abraçar

oscilo inteira antes de abanar os braços,

sacudindo as sombras.


desarmo a mao direita
e agito os dedos,
estalando-os.
reclamo-te apressada
e cheia de rictus labiais.


solto-me inteira,
lançada de cima
do penedo,
dispo-me neste voo com artes
de deusa
caprichosa.

rasgo a bainha da saia,
rompo a nuca,
solto a ponta.

LM.
Pacé, 30.09.08

lundi 1 septembre 2008

sentir os espaços...








30 Out. / Oct. – 21:30 - Sala de Ensaios do T.M.Almada

International Platform for Choreographers -

Programa 1 / 1st Program



LIDIA MARTINEZ FRANÇA |FR|

Sentir os espaços desertados pelo homem

( criaçao para a Plataforma)

Coreografia e interpretação / choreography and performance:

Isabelle Dufau, Lidia Martinez, Clermont Pithan.

Música / music: Amalia, Amina Alaoui, Madalena Graça, Giya kancheli,

Pierre Henry, Knaifel, Hahan, Mendelssohn, Meredith Monk, Takemitsou.

Sonoplastia / sound design: Emanuele Balzani, LM,Thierry Jousse

Desenho de luz / light design: Clermont Pithan

Figurinos / costumes: Lidia Martinez

Fotografia,/ Photography: Patricia Godal

Aparentemente pacífico e contemplativo, é este movimento que nos leva a criar uma linguagem corporal de movimento lento, no entanto, ele não exclui a presença latente da pulsação do caos. A estética utilizada como um espelho onde se miram os espaços desertados pelos homens e que o artista tenta de investir cuidadosamente, pé ante pé.

Uma poética da desolação e da esperança, utilizando tensões pontuando o espaço de respirações diferentes, de estâncias onde se libertam pedaços de historias, alguns segredos.

Recordação evocatoria da solidão de personagens simples, humildes, habitando uma Natureza vasta. LM, O8.

ATOPIE



samedi 30 août 2008

Para a ângela

Douces figues, mots amers

Quand la lampe éclaire la pièce, surgit alors la clairière.
Ceci n'est pas un cri, ceci n'est pas une figue,
ceci n'est pas Antigone...
Dos figos doces escorrem assassinas palavras.
Le fruit est chose, ma nuit, percée d'étoiles,
tous deux se préparent à recueillir l'aveu...
" ...eu o encontrei na noite por acabar ainda
furado pelos bicos das aves de rapina,
no apodrecer que é a alegria do tirano
que te fez nascer "

eduarda dionisio" falas ao amante nao esquecido

lundi 25 août 2008

j'invite la nuit au brouillard




















je subis, le front tendu.

j'invite la nuit au brouillard.
Entre l'aube et le matin,
l'oeil s'ouvre, inquiet et sombre,
surpris.
La douceur courbée de ta nuque
se détache du lin.
Tes mains impairs, cousues de dos
sur le drap,
lâchées.
Le corps boisé et amer, les agrumes
sous la langue,
mes cristaux soulèvent
ce qui te couvre, te protège.

Colombes étourdies au saut du lit,
restez dans ma nuit bavarde,
remuez-moi d'entre les morts,
épuisez l'attente, arrachez-nous
à cette fin de partie.
Piquez mon sein de lait
offert aux gourmands,
dehors le jour appelle
sa lumière.
Si l'homme ne bouge plus,
me dis-je, mon souffle
retiendra dans son effort,
l'éternelle promesse des cruels
assauts affamés, sous la tension
du désir.

LM, août 2008