mercredi 31 octobre 2007

cartas de amor de pedro e inez


Carta de amor de Pedro e Inez






Pedro,
Neste refugio onde a solidao é uma porta que nos fecha a boca,
o meu pensamento todo te é oferecido.
O silêncio testemunha desse dom e a meu recolhimento nele.
Nao quero ver para além do teu corpo que me acolhe e onde me escondo,
nele encontro e bebo o mel do meu consolo.
Para quê este sofrimento que me tolhe a alma,
alagando os campos do Mondego
de tanta lagrima e dor ?

Para onde correm as sombras que caminham neles ?
Julguei mal a minha força, o cansaço fez-me prisioneira
cosendo-me a este espaço onde me guardas do mundo.
Adeus amor, o meu peito jà nao chora de te ver partir
e o meu braço é uma asa desprendida que te acena lentamente.
Senhor, eles jà me mataram antes do punhal.

Inez, Paris, Fevereiro 1994

samedi 27 octobre 2007

Le reste est silence


Le reste est silence
( la ronde heureuse devant le public ) Fondation Gulbenkian , Paris.

Le reste est silence


Cartas de amor de Pedro e Inez

Première lettre :

« Depuis que vous êtes parti la fontaine des amours c’est tarie.
Ici tout est devenu lent étiré. Les pierres s’enfoncent dans le marais

honteuses de porter votre oubli.

Sur les murs se dessinent des routes griffées, poreuses.
J’y vois couler des larmes.
Aujourd’hui le soleil blesse mes yeux de sa lumière trop vive.
Je me cache dans la forêt, elle me parle, me caresse la peau.
Près de la carrière mon arbre frémit.
Je pose mon front sur son écorce, le sève monte, ma langue l’accueille.
L’amour attend votre retour pour faire jaillir l’eau à nouveau.
les seins des femmes pointent déjà, des mains se serrent.
Autour de la source un peu de mousse verte grouille de vie et de joie.
Tout bouge en cadence et m’annonce l’évanouissement du jour.
Je vous quitte, le crépuscule envahi la plaine et la maison,
notre maison, est un temple éteint.

Inez, paris, août, 1994

vendredi 26 octobre 2007

Le reste est silence



Spectacle présenté au Portugal et à Paris pendant l'année Inesiano,
les 65O ans de la morte d'Inez de Castro la Reine Morte.
D.Pedro- david weiss
Martin, o bobo- guy segalen
La nourrice- au Portugal antonio laginha,
Paris, martine vinsani.
L'auteure- bernadette hildeilfinger
Ineses...emerentienne dubourg, anne savina, lidia martinez
textes- eduarda dionisio, lidia martinez.
création lumières- patricia godal,
paysage sonore- thierry jousse, emanuel balzani, lidia m.
costumes, éléments scèniques- lidia martinez
manteau de D.Pedro- véronique dandekar
vidèo- kader ramhany
photos: véronique dandeker, guy vivien
merci à tous...
obrigada a Jorge Sampaio e os amigos de Pedro e Inez,
quinta das lagrimas.
merci à monsieur le directeur de la gulbenkian à Paris, joao pedro
garcia et madame de Vasconcellos,
ainsi que josé manuel esteves et adelaide cristovao,
colloque à Nanterre.

dimanche 21 octobre 2007

le reste est silence


- ( ...) Perdoo-te porque jà esqueci, nao posso fazer de outra maneira; Degolaram-me. Nesse gesto tudo se cristalizou. A morte ficou presa à lâmina e deu-me volta ao pescoço, cortando-me. Fiquei presa a esse instante e tudo foi precipitaçao, maos doridas e sangue a jorrar. Devo ter caido no chao com a cabeça inclinada, os olhos ainda a ver. Deixaram-me ali aberta à noite com o ventre cheio de uma pequenina morte. Nao te lembras? Morremos todos juntos nessa noite. Nao sei se estava escuro por dentro ou por fora, so agora me sinto toda e vazia . Nada importa mais. O perdao nao é para a aqui chamado. Arruma o novo saber com ele e deixa que me liberte deste frontal destino a que me forças-te. Pedro: - Talvez possamos agora experimentar o caminhar lado a lado. Inez: -Talvez...se nao tiveres pressa de chegares a lado nenhum. Pedro: Daqui para diante so o instante conta. Inez: - Isso lembra-me algo de santo! Pedro: - Ouves o acordar do novo mundo? Inez: -Ouço-te a ti e a mim, nada me soa estranho. Pedro: - O ressoar de todos os passos me doem no corpo. Nao ouves os gritos de alegria e as preces de bem-haja? Inez: - Nao sei se vou gostar de viver numa eternidade fora da pedra, desprotegida andei eu quando te amava. Se calhar prefiro esconder-me em caixas, ser perfume de rosas e um lenço de linho com o teu nome bordado. Assim uma coisa que se pode perder no bolso do casaco. Deixa-me percorrer cega a brancura da luz que enxergo. Ser so ela e mais nada, é a essa a libertaçao a que anseio, jà que tanta escuridao me fechou a cara. Mandas-te escrever na pedra " Até ao fim do mundo", agora jà là chegamos. A partir de agora vou por ai cumprimentar a obra divina. Pedro: - Entao a partir de hoje fica tudo por escrever."(...) " o resto é silêncio " extracto, LM 2005

samedi 20 octobre 2007

deux sur le perchoir


DEUX SUR LE PERCHOIR
(suite)

- Pourquoi serais - tu le premier ?

- Pas de raison, c’est pour ça qu’on est amis.

- On est amis ?

- Peut-être pas.

- J’aurais préféré manger un ami.

- Je ne suis pas encore tombé du perchoir.

- Je te promets de faire tout pour te sauver.

- Oui, pas moi.

- Je sais, tu aimes les voir voler, tu dis ensuite

que tu regrettes.

- J’aime bien garder des souvenirs heureux.

- Le sang sur ta chemise, c’est triste, non ?

- Ca me fait pleurer de joie.

- On pourrait tenter l’abandon à la mort.

- Qu’est-ce que ça veut dire ?

- Pendant la guerre on a laissé mourir de faim

les fous dans les asiles.

- Je ne veux pas écouter.

- C’est la vérité.

- Combien ?

- Autour de quarante mille.

- On les a mangés ?

- N’importe quoi !

Non, on les a lobotomisés, électrocutés,

fait des expérimentations dessus…

mais non, ils n’ont pas mangé les fous.

- Et alors ?

- Alors, rien.

Ils les ont affamés.

- Comme nous.

- Pire, je crois.

- La faim c’est toujours moche.

On oublie même que l’on a eu une mère,

des jouets et un papa le soir tard,

qui nous bordait dans le lit petit et chaud.

- T’as eu tout ça toi ?
- Je ne sais plus.

- Tu as dû lire cela dans une revue.

- Je lis très mal quand même,

néanmoins, je pense juste.

- Donc les infirmières de l’asile…

- Oui, la petite brune aux urgences…gentille.

- Non, pas ça, écoute…

- Alors, c’est celle qui t’a piqué aux fesses

pour le vaccin contre la rage.

- ça c’était à cause du renard.

- Oui, je sais.

- Un chien roux, égaré, comme nous trois.

- On est deux, non ?

- Aujourd’hui nous sommes encore deux,

mais à l’époque…

- Anna ?

- Oui, Anna.

- Elle me tenait la main.

- Et le renard lui, chassait les poules.

- Si tu veux.

- Jamais je dirai, le mot que tu attends.

- Lequel ?

- Pardon.

- Tu l’as dit.

- De la bouche, c’est assez pour te faire plaisir.

- Alors les infirmières, les médecins,

se partageaient le dernier éléphant

du zoo de Vincennes !

- Enorme !

- Haché menu.

- Trop dur.

- Trop nerveux ?

- Malade.

- Et très triste.

- Gris cendre.

- Souris.

- Une grande peur devant l’inconnu.

- Le petit qui chasse le gros.

( chuchotements )

- Ecoute !

- Quoi ?

- La nuit tombe sur mon visage, oblique.

(lm)

jeudi 18 octobre 2007

douces figues, mots amers


Quand la lampe éclaire la pièce, surgit alors la clairière.
Ceci n'est pas un cri, ceci n'est pas une figue,
ceci n'est pas Antigone...
Dos figos doces escorrem assassinas palavras.
Le fruit est chose, ma nuit, percée d'étoiles,
tous deux se préparent à recueillir l'aveu.
" ...eu o encontrei na noite por acabar ainda
furado pelos bicos das aves de rapina, no apodrecer que é a alegria do tirano que te fez nascer "
eduarda dionisio
" falas ao amante nao esquecido "