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jeudi 13 novembre 2008

silence, je défais ma tresse




















Silence je défais ma tresse

Je marche sur une mer qui gèle ma demeure,
la brasse est lente, l’effort généreux bien que fragile.
Une fois encore et avant la noyade,
j’aimerais embrasser la bouche du bourreau.
entre nous pas de combat.

La joie se purifie.
la corde est usée, je me balance,
le lien est le signe ultime
de la souffrance.

Combustion.

Un jour pour de vrai la corde brûlera, toute.

Debout, les jambes croisées, je reste, je ne tombe point,

je me suis consumée.

En bas c’est le puits, je ne tombe plus, je monte, j’avance,

un cheval me croise, aveugles mes yeux sont partout,

mon corps est un abîme de lumière douce.

Je traverse, j’écoute, on me berce, mon bonheur enfin est éternel.
Je suis morte une fois, au moins, au moins.

Ma peine est proche de l’éclat de rire, ils se valent.
Je te regarde dormir, que la beauté est douloureuse
et la peine, si douce.
Ma langue s’est roulée autour de ton sexe,
comme une bague ou un serpent.
Le vertige m’a gonflé de plaisir,
je voulais expérimenter cette mort,
avoir ses yeux.
Je quitte le jardin parfumé, je saute à pieds joints dans le sable.
Les astres se sont tus, le mot qui clôt l’histoire est toujours le plus beau.
Le mot qui clôt l’histoire est toujours le plus beau.
Le silence un jour aura aussi sa résonance.

LM

mercredi 4 juin 2008






Textos em avulso

O grito

Num desconforto voraz de cristalinas dores,

ais e males espantados,

sinto-me pronta a abanar as maos à janela,

como trapos.
Deixo cair o corpo para fora do parapeito,

a cabeça pesada leva o resto.

Ainda ouvi de raspao soar um grito

mas jà nao era o meu.

O peito queimou a seda,

vinha a arder.

A calçada cresceu em labirintos

desalinhados, perto do meu olho pintado.

Ao sacudir a colcha ao sol,

alguém observou tremendo,

o bailar assimétrico

de umas pernas largadas no chao.

Pacé, 1.06.08
LM

dimanche 9 mars 2008

les héroïnes penchés souffrent d'une belle définition




















Un garçon debout court dans la poussière
un matin plein d'oiseaux.
Julie
court au désastre, même si elle exécute sa disparition.
L'intime et le monde jouent de l'espace

et mon souffle court vers la plénitude de l'instant.

Comme dans des moments de pause,
les
héroïnes penchées soufrent
d'une très belle définition du corps
anthracite.
Li
vrées aux profondes marges de la connaissance,

les femmes ont comme option, de décoller les deux,
peau et sens. Un hêtre boisé est suspendu
au plafond
tenu par trois cintres en merisier.
Rien de tout cela fut facile à équilibrer sur l'accoudoir.
LM, mars O8