samedi 28 mars 2009

Langues de soie




Langues de soie
robes sages, murmures apaisés,
piments sucrés,
feux couchés le long des jupes
ciselées d'or
jambes offertes,
brûlures secrètes
vibrent vos doigts d'écritures palpables.

Libérez mon cri et la soie sous le désir
pimenté du fruit rouge,
ordonnés les seins pointent déjà
une aube plus claire,
double piqure à vos lèvres
mordant les tissus libres.

Robes
recousent au sol,
vos destins en décroisant les fils.

LM
08,09

samedi 21 mars 2009


m é p r i s e

rien ne laissait prévoir que l’homme ne puisse pas revenir

sans crainte ni peine. comme tout était clair et sans faute.

non, rien ne laissait prévoir l’allure courbée de mon dos après.

dépliée alors, je le portais. pas le vrai corps, celui de la chair

restait couché au bord de l’eau ou sur elle.

mais... je gardais l’odeur de tout enroulée dans une serviette

éponge cachée au fond du placard. Signe et signature de l’oubli.
LM

jeudi 12 mars 2009

DIA MUNDIAL da Dança


Solo: " Numa renda de orgulho"

Um solo de Lidia Martinez,
o décimo sexto espectàculo
sobre o mito de Inez de Castro,

Desde 1984 Lidia martinez trabalha neste tema
e apresenta em vàrios paises do mundo peças coregràficas
inspiradas pela historia de amor entre Pedro e Inez.

Dia 29 de Abril às 21H 30', no auditorio Eunice Munoz,
em Oeiras um programa de dança contemporanea
vos serà apresentado.
Passarei todas as informaçoes num outro post.
Merci et à bientôt!
LM

jeudi 5 mars 2009


Il y a des roses qui habillent
ma gorge de satin parfumé.
L’odeur m’apaise et la nuit
rentre en moi par la bouche
Et fait éclater ma poitrine.

Je ne puis résister à la cambrure,
qui m' écarte les bras pour la supplique.
Devant l'abandon je plie.
La porte claque vers le dehors.

Suite au tremblement du corps des murs,
il ne reste plus qu'un amas de vêtements
sur le tapis de la chambre .

Lm, O9


samedi 28 février 2009

o teu nome


O teu nome

o teu nome exposto como fenda ao sol
entro nessa canseira como num processo
de desnudaçao ou entendimento
a ternura acabou palavra indecente,
quem diria?
envolta em curiosidade e espanto,
nao decifro esta mao que acena
dentro do pensamento.

jà emperdenida, absorta em mim.
acho que jà me concedi alguns perdoes desnecessàrios.

" um adeus perfeito" ediçoes Ulmeiro

jeudi 26 février 2009

Dans l'encre épaisse de la nuit



Emballages______________________

Le corps est source de conflits,

de peurs, de joies.

Il est générateur de luttes,

de révolutions,

de non-dits, de sensations.

Il est un puits d’émotions,

un emballage,

un fruit mûr, une pierre,

un arbre, un insecte.

On le décrit avec des mots,

il répond par des gestes.

Roulé dans le mouvement,

il soupire.

On le chante, on le couvre,

on le dévoile, on le désire.

Transpercé de toute part,

il reste dans sa mortalité

changeante,

dans son épuisement

quotidien, l’arme unique

contenue dans le geste

du consentement,

dans celui du refus.

Subversif, abstrait,

multiple, il est aujourd’hui

celui par où passe

Toutes les différences.

Corps-identités,

corps réclamant

espace, respect,

autorité.

On danse et l’on construit

son corps dans cette grâce.

Dans le silence,

dans le bruit, chacun raconte

ses histoires.

Des yeux fendus, noirs

percent l’ombre

d’un homme

qui n‘a plus de mémoire,

il flotte.

La mer est venue,

elle aussi

lui laver les pieds,

le sel blanchit ses chevilles.

Des grâces papillonnantes,

comme des insectes aveugles,

tissent leurs fils

Dans l’encre épaisse de la nuit,

ils rongent nos poignets,

me libèrent, nous fragmentent.

Attentive, je me guette,

je m’invite à détourner

le hasard,

mon papillon m’abandonne.

Noyés dans la masse,

dans le bruit qu’il provoque

nous détournons la sentence et sa gifle.

Le caos n’est pas loin

et sous nos pieds gronde le dragon !

On l’invite à la danse reconstruite,

Survenue après l’entropie.

Vent.

Sculptons le vent dans l’éphémère

de nos danses.

LM

2006-09

lundi 23 février 2009


A sincope do rapto nao me poupa.
levo no dedo o corte e na agulha a linha, azul.


LM.O8